ACE AND STIMSON | A PIERCING OF ANCESTRAL TIME | GALERIE ORENDA, PARIS (FRANCE) | OCTOBER 10 TO NOVEMBER 30, 2026

A Piercing of Ancestral Time / Une Percée du Temps Ancestral.
Barry Ace and Adrian Stimson. Galerie Orenda, Paris, (France).

Vernisage: October 11, 2026 – 15:00 to 19:00 (The artists will be in attendance).
Exhibition dates: October 11 to November 30, 2026.

GALERIE ORENDA
54 rue de Verneuil (7e arrondissement)
75007 Paris (France).

Open Wednesday to Saturday from 14:30 to 19:00
and Tuesday by appointment only.

Métro: rue du Bac / Solférino.
Parking/Stationnement: Musée d’Orsay.

Email: ar*@********rt.com
(+33) 1 49 26 90 09
(+33) 6 73 79 45 18

A Piercing of Ancestral Time brings together artist Adrian Stimson (Blackfoot, Siksika Nation) and artist Barry Ace (Anishinaabe-Odawa, M’Chigeeng First Nation) through a focused presentation of paintings and works on paper that reimagine surface as a site of temporal rupture and cultural continuity. Here, the canvas and paper becomes more than a ground—it is a membrane through which ancestral presence pierces into the present.

Adrian Stimson’s work moves between painting, performance, and installation, yet at its core lies a sustained engagement with the canvas as a site of memory, rupture, and resurgence. Rooted in Blackfoot ways of knowing, his practice confronts colonial histories not as distant events, but as ongoing conditions inscribed onto land, body, and image. Through layered surfaces, gestural mark-making, and recurring motifs, Stimson constructs paintings that hold tension between presence and absence—where what is obscured carries as much weight as what is revealed.

His work often draws on archival fragments, personal narrative, and spiritual invocation, collapsing temporal boundaries to activate ancestral knowledge in the present. Paint becomes a conduit for this activation: at times visceral and raw, at others meditative and restrained. These surfaces do not seek resolution; instead, they insist on complexity, acknowledging histories of violence while asserting Indigenous survivance and continuity.

In Stimson’s paintings, the canvas is not a passive ground but a living field—one that bears witness, resists erasure, and affirms the persistence of Siksika identity. His work invites viewers to engage with time as layered and cyclical, where past and present are in constant dialogue, and where acts of creation become forms of cultural and political resurgence.

In parallel, Barry Ace’s works on paper and canvas extend beadwork into a contemplative field of inscription—where mark, pattern, and continuity converge as a form of temporal thinking rather than image-making. Working across drawing, printmaking, and mixed media, Ace approaches surface not as support but as threshold: a liminal field charged with relational forces, where the logic of the bead is transmuted into visual language.

Repetition functions as an incantation. Each mark resonates as a mnemonic pulse, echoing the placement of a bead, accumulating into constellatory systems that evoke ancestral knowledge and Indigenous technologies of making. These accumulations do not depict order so much as reveal it as emergent—an unfolding geometry of relation, breath, and interval.

His compositions move between restraint and density, where minimal gestures open into intricate, almost vibrational architectures. Lines, points, and geometries drift between circuitry, celestial mapping, and migratory pathways—diagrams of movement across time rather than space. At moments, beads intervene materially, puncturing the pictorial field and reasserting the objecthood of memory itself, as if the surface were briefly made porous to another dimension of presence.

Ace’s works resist fixed reading; they operate instead as sustained perceptual encounters. Time is not represented but accrued—woven through repetition, care, and return. Grounded in Anishinaabe cosmologies, his practice frames making as continuity without origin or end, where each mark is both echo and emergence, carrying memory forward while opening onto what is yet to come.

Together, the works of these two artists challenge the fixity of painting as a static medium. Instead, they propose the canvas as an active site of transmission, where Indigenous knowledge systems are not illustrated but enacted. A Piercing of Ancestral Time invites viewers to encounter painting as a living continuum—one that punctures colonial chronologies and affirms Indigenous presence as enduring, adaptive, and sovereign.

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Une Percée du Temps Ancestral réunit l’artiste Adrian Stimson (Blackfoot, Siksika Nation) et l’artiste Barry Ace (Anishinaabe-Odawa, M’Chigeeng First Nation) à travers une présentation ciblée de peintures et d’œuvres sur papier qui réinventent la surface comme lieu de rupture temporelle et de continuité culturelle. Ici, la toile et le papier deviennent plus que de simples supports : une membrane à travers laquelle la présence ancestrale perce dans le présent.

Le travail d’Adrian Stimson traverse la peinture, la performance et l’installation, mais s’ancre avant tout dans un engagement soutenu avec la toile comme espace de mémoire, de fracture et de résurgence. Enracinée dans les savoirs Blackfoot, sa pratique ne considère pas les histoires coloniales comme des événements lointains, mais comme des conditions toujours actives inscrites sur la terre, le corps et l’image. À travers des surfaces stratifiées, une gestuelle marquée et des motifs récurrents, Stimson construit des peintures où s’installe une tension entre présence et absence — où ce qui est voilé porte autant de poids que ce qui est révélé.

Son travail puise fréquemment dans des fragments d’archives, des récits personnels et des invocations spirituelles, abolissant les frontières temporelles pour activer le savoir ancestral dans le présent. La peinture devient un vecteur de cette activation : tantôt viscérale et brute, tantôt méditative et retenue. Ces surfaces ne recherchent pas la résolution ; elles revendiquent la complexité, reconnaissant les histoires de violence tout en affirmant la survivance et la continuité autochtones.

Dans les peintures de Stimson, la toile n’est pas un support passif mais un champ vivant — qui témoigne, résiste à l’effacement et affirme la persistance de l’identité siksika. Son travail invite à penser le temps comme stratifié et cyclique, où passé et présent dialoguent en permanence, et où l’acte de création devient forme de résurgence culturelle et politique.

En parallèle, les œuvres sur papier et sur toile de Barry Ace prolongent le perlage dans un champ d’inscription contemplatif — où marque, motif et continuité convergent comme une pensée du temps plutôt qu’une simple production d’images. À travers le dessin, la gravure et les techniques mixtes, Ace n’aborde pas la surface comme un support, mais comme un seuil : un espace liminaire chargé de forces relationnelles, où la logique du perle se transmue en langage visuel.

La répétition agit comme une incantation. Chaque marque résonne comme une pulsation mnésique, écho de la pose d’une perle, s’accumulant en systèmes constellaires qui évoquent des savoirs ancestraux et des technologies autochtones de fabrication. Ces accumulations ne décrivent pas un ordre : elles le révèlent comme émergent — une géométrie en devenir faite de relations, de souffle et d’intervalles.

Ses compositions oscillent entre retenue et densité, où des gestes minimaux s’ouvrent sur des architectures presque vibratoires. Lignes, points et formes géométriques circulent entre circuits, cartographies célestes et trajectoires migratoires — diagrammes du mouvement dans le temps plutôt que dans l’espace. Par moments, des perles interviennent matériellement, perforant le champ pictural et réaffirmant l’objectualité même de la mémoire, comme si la surface devenait brièvement poreuse à une autre dimension de présence.

Les œuvres d’Ace résistent à toute lecture figée ; elles se déploient plutôt comme des expériences perceptives prolongées. Le temps n’y est pas représenté, mais accumulé — tissé par la répétition, le soin et le retour. Ancrée dans les cosmologies anishinaabe, sa pratique envisage la création comme une continuité sans origine ni fin, où chaque marque est à la fois écho et émergence, portant la mémoire vers l’avant tout en ouvrant sur ce qui vient.

Ensemble, les œuvres de ces deux artistes remettent en question la fixité de la peinture en tant que médium statique. Elles proposent plutôt la toile comme un site actif de transmission, où les systèmes de savoirs autochtones ne sont pas illustrés mais activés. Une Percée du Temps Ancestral invite à envisager la peinture comme un continuum vivant — qui perce les chronologies coloniales et affirme une présence autochtone durable, adaptable et souveraine.