“BABY WARRIOR” FEATURED IN THE 15TH ANNUAL C MAGAZINE CONTEMPORARY ART AUCTION

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Abinoojiiyens Ogichidaa – Baby Warrior (2016), 61cm x 92cm, digital print, edition 1 of 10) is included in the 15th Annual Invitational C Magazine Contemporary Art Auction at the Museum of Contemporary Art Toronto on April 23, 2019. (more info)

Note: This work that was auctioned for C Magazine was an earlier digital print edition (2016) and not the four-layer analog silkscreen (2024).

Note : Cette œuvre vendue aux enchères au profit de C Magazine était une édition imprimée numérique antérieure (2016) et non la sérigraphie analogique en quatre couches (2024).

Artist Statement (Revised August 2026)

The youngest generations under colonial regimes have long been targeted by intense systemic pressures, forced assimilation, and structural erasure. Abinoojiiyens Ogichidaa – Baby Warrior occupies a foundational place within this contested territory, originating in 1997 as a central sculptural component of a larger installation titled Just/Us for my first solo exhibition, Modern Indians Standing Around at the Post, at Gallery 101 in Ottawa, Ontario. In its initial 1997 iteration, the installation paired a scale of justice holding Canada’s federal Indian Act legislation on one side with this doll sculpture on the other, positioned beneath a horizontal line of 14 framed digital prints that sequentially abstracted the baby warrior’s face into a landscape. Covered in clay and over-painted with Anishinaabe Great Lakes floral motifs, the doll’s missing clay fragments revealed a raw, Caucasian exposed flesh area—a materialization of the legislative erasure that strips children of their culture, language, and spirituality from the moment of birth.

In 2014, I chose to re-work and re-contextualize the sculpture, formally naming it Abinoojiiyens Ogichidaa (loosely translating from Anishinaabemowin to “Baby Warrior”). In this version, the doll was elevated on a support stand above a wooden base painted with vibrant floral motifs against a black ground, referencing the traditional black velvet fabric used to heighten the contrast of master beadwork. Crucially, a copy of the Indian Act was placed directly underneath the suspended baby warrior—a symbolic subjugation of the oppressive legislative framework beneath the sovereign presence of the child. By the time the sculpture was exhibited in Anishinaabeg: Art and Power at the Royal Ontario Museum (ROM) in 2017, it was displayed without the accompanying text of the Indian Act, allowing the work to be read bi-directionally: as an active confrontation with systemic state structures, or as a self-contained vessel of cultural endurance.

As the work has traveled across three decades, the shifting landscape of cultural reparation has fundamentally transformed its core narrative. The missing fragments and exposed fissures within the figure are no longer simply markers of colonial erosion and historic loss. Instead, in the contemporary present, they act as intentional, open reservoirs waiting to be actively reclaimed, filled in, and mended with recovered cultural attributes. By balancing the synthetic, mass-produced frame of the vintage doll with the defensive armor of textured black paint and hand-painted medicinal floral motifs, Abinoojiiyens Ogichidaa – Baby Warrior stands as a profound continuum of resistance. Across its forehead, bold ceremonial bands of crimson and black reframe the toy’s wide-eyed commercial passivity into a gaze of strategic defiance. The commercial object is entirely decoded and reprogrammed, proving that ancestral memory and sovereign identity remain an unyielding, living circuit that adapts, repairs, and persists across generations.

Barry Ace, August 2026

French Translation

Les plus jeunes générations sous les régimes coloniaux ont de tout temps été la cible d’intenses pressions systémiques, d’une assimilation forcée et d’un effacement structurel. Abinoojiiyens Ogichidaa – Baby Warrior occupe une place fondamentale au sein de ce territoire contesté, trouvant son origine en 1997 en tant que composante sculpturale centrale d’une installation plus vaste intitulée Just/Us, réalisée pour ma première exposition solo, Modern Indians Standing Around at the Post, à la Galerie 101 d’Ottawa, en Ontario. Dans sa configuration initiale de 1997, l’installation associait une balance de la justice contenant d’un côté le texte législatif de la Loi sur les Indiens du gouvernement fédéral du Canada, et de l’autre cette sculpture de poupée, positionnée sous une ligne horizontale de 14 petites estampes numériques encadrées qui s’abstraient séquentiellement pour transformer le visage du bébé guerrier en un paysage. Recouverte d’argile et peinte de motifs floraux anishinaabes des Grands Lacs, les fragments d’argile manquants de la poupée laissaient entrevoir une zone de chair caucasienne brute et exposée — une matérialisation viscérale de l’effacement législatif qui dépouille les enfants de leur culture, de leur langue et de leur spiritualité dès la naissance.

En 2014, j’ai choisi de retravailler et de recontextualiser la sculpture, en la nommant formellement Abinoojiiyens Ogichidaa (ce qui se traduit librement en anishinaabemowin par « Bébé Guerrier »). Dans cette version, la poupée a été élevée sur un support au-dessus d’une base en bois peinte de motifs floraux vibrants sur fond noir, faisant référence au tissu de velours noir traditionnellement utilisé pour rehausser le contraste des perles de verre de style manidoominensag. De manière cruciale, une copie de la Loi sur les Indiens a été placée directement sous le bébé guerrier suspendu — une subjugation symbolique du cadre législatif oppressif sous la présence souveraine de l’enfant. Au moment où la sculpture a été présentée dans l’exposition Anishinaabeg: Art and Power au Musée royal de l’Ontario (ROM) en 2017, elle était exposée sans le texte d’accompagnement de la Loi sur les Indiens, permettant ainsi une double lecture de l’œuvre : comme une confrontation active avec les structures étatiques systémiques, ou comme un réceptacle autonome d’endurance culturelle.

Au fil de son parcours à travers trois décennies, le paysage mouvant de la réparation culturelle a fondamentalement transformé le récit central de l’œuvre. Les fragments manquants et les fissures exposées au sein de la figurine ne sont plus simplement des marqueurs d’érosion coloniale et de perte historique. Au contraire, dans le présent contemporain, ils agissent comme des réservoirs intentionnels et ouverts qui attendent d’être activement réappropriés, comblés et réparés grâce à la reconquête de nos attributs culturels. En équilibrant la structure synthétique et manufacturée de la poupée vintage avec l’enveloppe protectrice d’une peinture noire texturée et de motifs floraux médicinaux peints à la main, Abinoojiiyens Ogichidaa – Baby Warrior s’inscrit dans un profond continuum de résistance. Émergeant sur son front, des bandes cérémonielles audacieuses de peinture rouge et noire recadrent le regard passif et commercial du jouet en une expression de défi stratégique. L’objet commercial est entièrement décodé et reprogrammé, prouvant que la mémoire ancestrale et l’identité souveraine demeurent un circuit vivant et indomptable qui s’adapte, se répare et persiste à travers les générations.

Barry Ace, août 2026